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dimanche 8 juillet 2012

Learning to fly: la fin des boucles sans fin...

Cela fait plus d'un an que j'essaie d'apprendre à piloter un avion et pour l'instant l'énorme majorité des leçons consistaient à faire des tours de pistes et encore des tours de pistes. Parfois dans un sens, parfois dans l'autre (suivant la direction du vent), parfois en double commande parfois en solo...

Cela donne évidemment de l'expérience, fait croître mon nombre d'heures de vol (je dois en avoir 45 avant de pouvoir passer l'examen, dont 25 à Spa), me donne confiance (enfin pas de trop sinon bonjour les fautes).

Piste 24 de Theux Laboru
Donc, grosse surprise ce samedi 7 juillet 2012 quand mon instructeur, Benoît, me dit que: "comme tu fais de plus en plus des solos, il faut prévoir le cas où l'atterrissage à Spa serait impossible (par exemple parce qu'un parachutiste est tombé sur la piste en se blessant et qu'il reçoit des soins sur place -- le genre d'exemple qui rassure...)." Et, le but de l'exercice est donc de se dérouter vers un aérodrome alternatif: Theux (EBTX) près de Verviers. Heureusement, que j'avais vaguement rêvé à des petites navigations et que je savais donc que Theux est le long de la même autoroute E42/A27 et quelques kilomètres au nord.

Nous voici donc partis direction Theux :-) Suivre l'autoroute n'est pas conseillé car elle serpente dans les vallées: autant y aller en vol d'oiseau hein? J'avais pris mon enregistreur GPS avec moi et on peut ainsi voir la route suivie au nord-est de l'autoroute principalement. En approche de Theux, changement de fréquence radio et communication en français (à Spa c'est principalement l'anglais). Je retrouve avec un peu de crainte une piste en herbe comme à Saint-Hubert (mais moins bien signalée/marquée qu'à Saint-Hubert) et en plus la piste n'est pas plate mais a une grosse bosse au milieu. Dernière 'difficulté': une ligne à haute tension de 70 m de haut juste avant de franchir l'autoroute et se poser, pas très visible d'ailleurs cette ligne à haute tension!

Route entre Spa-Theux et retour


Mais, à part ce petit frisson de la ligne haute tension, je fais deux posés-décollés (en français dans le texte au lieu du touch-and-go anglais habituel), puis, retour à Spa qui est un rien plus haut (400 pieds soit 130 m), donc je dois remettre de la puissance pour reprendre de l'altitude en restant à l'ouest de l'autoroute. Comme c'était le matin, avec peu de trafic sur Spa, intégration dans le circuit (c-à-d reprendre mes tours de piste habituels) via l'étape de base en main droite. Puis quelques vols solo :-) Excellente matinée!



Radio Navigation

La météo permet un vol le lendemain matin, et ne voici pas que Benoît m'annonce une autre petite nav (pour navigation) surprise. D'habitude, il faut préparer ses navigations: météo, vent, documentation d'aéroports, ... mais comme il s'agit d'une petite nav en double commande nous allons simplifier le tout: carte de navigation 'low air' de l'IGN, documentation sur les fréquences radio. Car la nav sera en fait tout aux instruments avec l'utilisation de deux VOR (VHF Omnidirectional Range): un à Sprimont (SPI première étape) et l'autre à Olne (LNO deuxième étape) puis retour à Spa.

Pourquoi une radio-navigation: si jamais un jour je suis perdu dans les airs, du côté des Ardennes (car les VOR ne portent pas toujours très loin), et bien, je pourrai ainsi retrouver mon chemin vers Spa :-) Toujours aussi prévoyant mon instructeur :-)
Route EBSP-SPI-LNO-EBSP

Le VOR de SPI (Sprimont)
Et nous voici donc partis pour cette radio-navigation. Il me faut un certain temps pour m'adapter à une certaine lenteur de réaction de l'instrument VOR à bord de 00-JRB (toujours un Cessna 150): il ne faut pas bouger le bouton OBS (Omni Bearing Selector : pour choisir la radiale) trop vite. Puis, je suis sur la radiale (un rayon partant du VOR de Sprimont) 100, il me suffirait de mettre le cap sur 280° (l'opposé sur la rose des vents: 100+180). Je dis bien le cap car hélas il y a du vent, qui me pousse vers le Nord-Est donc ma route (le chemin parcouru) sera déviée. Au pif (pas de calcul préalable), je mets donc le cap sur 270° pour compenser la dérive due au vent qui venait du sud-ouest. Après quelques minutes, il apparaît que ma correction était trop forte, je tourne donc à droite pour 'intercepter' à nouveau la radiale 100 puis reprend un cap de 275°, puis l'antenne du VOR devenant visible au loin, je passe pile-poil dessus pour le fun (et obsever le fameux cône d'incertitude sur l'instrument). Sur la photo, c'est le petit cercle blanc à droite juste en-dessous de ma route.

Le VOR de LNO (Olne)
Puis direction vers le VOR d'Olne (LNO), même système mais ayant une meilleure idée du vent, je peux estimer un peu mieux mon cap et bingo, on repasse presque sur le VOR d'Olne (au sud de la carrière sur la photo). Puis vient le dernier segment de la radio-navigation (le plus utile aussi): retourner à Spa alors que Spa n'est pas visible... Pour ce faire, il faut s'éloigner du VOR sur une radiale de 130° (FRom)... voila qui est donc fait mais ma compensation de dérive n'est pas parfaite, donc, je ré-intercepte la radiale et corrige à nouveau. A ce moment, l'aérodrome de Spa devient visible et autant y aller en direct (enfin en contournant la ville de Spa par le sud), intégration via la verticale terrain puis vent arrière... cela devient d'un banal :-)

Cerise sur le gâteau!

Enfin, quand je dis banal, jusqu'à ce qu'un autre avion s'annonce à la radio demandant s'il y a des paras en l'air car il arrive... Un rien bizarre cette annonce, puis un autre instructeur (ex-pilote de chasse Guy R.) commence à parler un rien militaire avec cet autre avion et mon instructeur me signale que c'est un F16 qui vient faire un petit tour à Spa en basse altitude. Bonne synchro: j'atterris, roule jusqu'au bout de la piste, puis un énorme bruit et le F16 me passe au-dessus à 10 m (à vue de nez) pour immédiatement remonter et repartir à toute vitesse. Très très impressionnant la vitesse...

Une matinée d'exception à tout point de vue!

Le tout a pris 30 minutes pour faire 52 miles donc de l'ordre de 160 km/h en moyenne (car les montées sont plus lentes). Pas mal :-) Une difficulté inattendue: pas facile de garder l'altitude constante à 2600 pieds car le sol descend vers Liège (visible sur la photo avec la trajectoire car la couleur indique l'altitude) d'un autre côté le plafond (le bas des nuages) descendait aussi, donc, pas plus mal de rester loin de ceux-ci et puis Sprimont et Olne sont tout tout près de la zone contrôlée par Liège-Bierset, donc,  il fallait rester en dessous de 2500 pieds pour 'passer en dessous' des contrôles.

Seuls petits regrets, je n'avais pas ma caméra Muvi avec moi :-) et je n'ai pas pu regarder derrière moi pour voir arriver le F16 (je le suivais à la radio seulement).

Un lien pour une simulation de navigation au VOR: http://www.dauntless-soft.com/products/Freebies/navsim/ Deux VOR et un avion et c'est gratuit. A vous d'essayer :-)

mercredi 8 juin 2011

Learning to fly: 7 minutes de solitude...

Ces dernières 48 heures furent superbes: ce mercredi 8 juin 2011, c'est le 'World IPv6 Day' qui méritera certainement son propre article dans quelques jours mais ce mardi 7 juin qui avait débuté avec quelques e-mails déjà très positifs, puis une conférence sur 'IPv6 Benefits for Smart Grid' s'est achevé par 7 minutes de solitude... Génial!

Non, non, je n'ai pas viré ermite ou misanthrope :-)

Vérifions si le proverbe qui dit 'une image vaut mieux qu'un long discours' est vrai:

Je suppose que le proverbe ne marche pas dans la plupart des cas ;-)

C'est en fait la seconde page de mon carnet de vol:
  • le 15,45 en bas signifie que j'ai déjà volé 15 heures et 27 minutes (faites la conversion heure en décimal vers heures:minutes afin de vérifier ce calcul :-)) c'est le report de la page précédente
  • le landing = 1: veut dire un seul atterrissage lors de ce vol
  • le total time of flight = 0 13: veut dire un vol court de 0 heure et 13 minutes. Il faut savoir qu'un vol commence à partir du moment où le moteur se met en route et se termine, assez logiquement, quand le moteur est arrêté. Ce temps est donc toujours plus long que le temps passé en l'air car il inclut le taxi sur la piste et l'attente de l'accord de la tour avant de traverser la piste.
  • name of PIC = self : cela veut dire que le pilote en charge, le responsable est self, c-à-d bibi et non plus Joe ou Manu

Et oui, grand jour ce mardi: mon premier vol solo: 13 minutes en tout dont 7 minutes en l'air avec personne sur le siège de droite.


Note pour Joe mon instructeur, oui, la partie vent arrière a commencé trop tôt mais pourtant j'ai bien respecté les consignes de indicated air speed et altitude. Mais, manifestement mon taux de montée était plus élevé qu'avec toi: tu dois vraiment avoir des os lourds :-) J'ai donc rectifié le tir en partant vers 300 au lieu de 320 pour faire une bonne base.

Il m'a fallu 97 atterrissages avant que Joe 'me lâche' comme il dit d'une manière pas très flatteuse... Enfin, je le comprends car mes arrondis ne sont toujours pas top. D'ailleurs, mon arrondi solo a été le pire de tous à peu de chose près: beaucoup trop haut... Donc, pour le prix d'un atterrissage j'ai touché le sol au moins 3 fois (car l'avion a rebondi en faisant comme un ricochet sur l'eau).

Mais, à part ce 'petit problème' d'arrondi, GENIAL!

Joe m'avait dit que le cours se terminerait par un vol solo. Probablement, pour me relaxer et ne pas me stresser pendant l'heure de cours... Un rien sadique l'ami Joe :-O  Et il me fait faire 12 atterrissages avec lui à mes côtés.

Puis, je le débarque sur la piste, referme et verrouille sa porte...

Et me voila seul à bord... Moment attendu...

Je craignais stresser voire flipper à mort mais en fait, pas du tout. Un rien d'adrénaline mais surtout beaucoup de concentration, d'enthousiasme, de volonté de bien faire.

Communication avec la tour et cette fois-ci, je ne donne qu'un nom à bord (nous devons donner le nombre voire le nom des personnes à bord de l'avion). Et me voici en train de faire le taxi vers le seuil de piste.

Un de mes instants préférés: 'Delta Golf alignement sur la 14 droite pour décollage', les pieds sur les freins, dernière check-list, throttle (l'accélérateur) à fond, relâche les freins, et je roule comme d'habitude enfin... à l'exception de la présence d'un être humain à bord.

Je dis être humain car lorsque j'ai débarqué Joe, un passager clandestin s'est faufilé: une guèpe... Je m'en rends compte après avoir décollé: pas le choix, il faudra faire avec!

Tout le circuit main droite (c-à-d dans le sens des aiguilles d'une montre) se déroule sans incident. La seule surprise est le taux de montée plus rapide que prévu, logique car le poids de Joe n'est plus là... Cela a donc légèrement faussé un virage que je n'ai pas tout à fait rectifié, donc, étape vent de travers trop courte, par conséquent étape de base aussi trop courte (malgré ma rectification), donc, finale trop haute... Moteur au ralenti pendant presque toute la finale (c'est la dernière ligne droite quand l'avion est aligné sur l'axe de la piste) afin de descendre rapidement en restant à 65 noeuds.

Passons rapidement sur mon arrondi trop haut... et le rebond sur la piste... L'avion n'a pas souffert et moi non plus (en dehors de ma fierté). Et puis, c'est la faute de Joe si mon premier atterrissage solo était le 13ème de la journée :-)

Retaxi vers le parking puis remplissage du carnet de vol: tout content l'ami Eric d'écrire 'SELF' au lieu de 'JOE' ou 'MANU'!

Voila, c'est fait.

Le soir même, nous ouvrons une bouteille de champagne et soupons avec des zakouskis, petits fours, sushis et autres choses peu diététiques mais délicieuses.

Donc, la première tranche de ces 48 heures s'est bien passée!

dimanche 5 juin 2011

Learning to fly: serais-je trop carré?

Après 14 scéances de vol avec Joe (sur la photo ci-dessous) et Manu, j'ai toujours le même problème d'arrondi... Ce qui est typique pour un ingénieur sensé, selon la caricature, être trop carré :-)

Pour le reste, tout va plus ou moins bien: communications radio (en français à EBSH et cela se limite en circuit à dire 'Delta-Golf vent arrière pour la 05' puis 'Delta-Golf finale pour la 05 droite' donc pas très complexe -- encore que je parvienne parfois à me tromper), taxi, décollage (encore que pas assez de pied à droite), montée, virage, même la descente lente vers le seuil de piste est plus ou moins correcte (et pas toujours facile en cas de rafales de vent assez fortes).

L'arrondi c'est la fin de la descente quand il faut redresser le nez de l'avion pour le mettre horizontal afin qu'il se pose en douceur afin de remettre 'plein pot', enlever les flaps et redécoller. C'est donc une étape assez critique :-)

Cet arrondi est sensé se faire lorsque les roues sont à 50 cm du sol. Ca c'est la théorie... Car en pratique, lorsque l'avion descend assez vite, que le terrain n'est pas horizontal, qu'il n'y a pas vraiment de repère pour voir la hauteur (à estimer d'après la taille apparente des pissenlits !), qu'il y a un petit bois juste avant, ben c'est pas au point...

En général, je le fait trop tôt (donc trop haut) et l'avion se retrouve à 2 mètre du sol pour retomber plus ou moins fortement. Pas top pour le train d'atterrissage. Mais, mieux vaut ça que le faire trop tard, donc trop bas, à mon avis :-)


Quelques photos: http://picasaweb.google.com/evyncke/DiversStHubert#

Sinon voila quelques video (à voir sur http://evyncke.blogspot.com) comment cela se passe. Tout d'abord le 'taxi' du hangar vers la piste 05

Puis décollage de la 05 droite:

Puis un touch & go (de fait trop haut...):

vendredi 1 avril 2011

Learning to fly: bouts de papier...

Le SPF Mobilité est tout de même bien organisé. La semaine passée, je leur avais demandé de m'envoyer ma licence d'entraînement par la poste et lors du passage mercredi dernier dans leurs locaux pour l'examen, ils avaient fait le lien entre ma demande de licence et l'examen. Ils m'ont donc donné une enveloppe contenant ce qu'il fallait!

Dans cette enveloppe, deux 'papiers' importants:
  • ma licence d'entraînement qui me permet de faire des vols solo (sans personne à côté de moi) sous supervision de mon instructeur qui reste au sol et avec son accord évidemment (donc, ce n'est pas pour tout de suite!)
  • mon carnet de vol où je dois entrer tous les vols que je fais (notamment pour revalider les qualifications).

Je dois bien dire que j'étais assez content de les recevoir ces deux petits bouts de papier... Même si je n'ai aucun mérite à les recevoir: il suffit de payer 119 EUR, d'avoir le certificat médical et de passer à l'administration communale pour avoir un certificat de bonne vie et moeurs.


Même, si je trouve surprenant que ma photo ne figure pas sur la licence...

mercredi 30 mars 2011

Learning to fly: comment réussir la tactique en ratant la stratégie

Ce mercredi 30 mars 2011, j'ai réussi au point de vue tactique mais ai lamentablement échoué au niveau stratégie... Pourtant, j'avais prévu la stratégie mais n'ai pas eu les guts pour aller au bout de ma stratégie...

En fait, je passais l'examen théorique de ma licence pilote privé au Service Public Fédéral Mobilité; encore une fois:
  • près d'une gare de Bruxelles, en fait carrément dans la gare de Bruxelles Nord (grandes portes vitrées au milieu à côté des demandeurs de permis de travail - mélange des genres intéressant)
  • la plupart des fonctionnaires sont néerlandophones, parlent un bon français, mais, mon accent en flamand est probablement meilleur :)
  • tout le monde souhaite bonne chance depuis le personnel de sécurité jusqu'à la pauvre fonctionnaire qui surveille l'examen... C'est vraiment super sympa comme ambiance, cela fait penser à l'entente entre IPv6-people...
La matière est assez importante (cfr photo ci-contre de tous les bouquins à étudier... une petite dizaine de centimètres) et couvre une dizaine de sujets: depuis la réglementation jusqu'à des notions de médecine en passant évidemment par la météo et l'aérodynamisme...

A titre d'exemple, voici une des formules mathématiques les plus 'complexes':
Portance (lift) L en fonction du coefficient de l'aile (dépend de l'angle d'incidence) CL, vitesse du vent V, surface alaire (= surface de l'aile) S, et de la masse volumique de l'air, rho:


Pour réussir l'examen théorique, l'étudiant doit avoir 75% dans chaque matière. L'étudiant qui n'a pas 75% dans certaines matières a un an pour repasser uniquement ces matières (un peu comme une second session à l'Unif). Une fois réussi cet examen théorique, l'élève-pilote a un an pour réussir son test d'aptitude au vol (la partie pratique donc). En clair, il y a deux cas extrèmes:
  1. étudiant qui réussit tout au premier coup: il a un an pour la partie pratique
  2. étudiant qui réussit presque tout au premier coup et prend un an pour réussir la reste: il a deux ans pour la partie pratique

Il est clair que la stratégie à avoir est de se donner le temps d'apprendre à voler et d'entrer dans le second cas: rater une ou deux matières faciles (genre communication) pour faire traîner l'examen en longueur et se donner 2 ans.

Je prends donc 2 jours de congé plus un WE pour relire tout cela et faire des synthèses et bien sûr prendre 3-4 heures par jour pour aller faire mes petits circuits en l'air...

C'était ma stratégie mercredi matin: rater exprès la matière communication et avoir deux ans. Mais, comme on le verra, je n'ai pas eu le courage de ma stratégie...

Arrive donc, le jour J, qui commence par un réveil à 6 heures du matin pour prendre le train de 6:30 et arriver à Bruxelles-Nord à temps... L'examen est une suite de Questions à Choix Multiples (QCM) sur ordinateur.

Cela commence par réglementation qui est finalement beaucoup plus aisée que prévu: du genre, quelle est l'abbréviation de la station d'approche, ben c'est APP au cas où vous l'ignoreriez ;) Et chaque QCM est limité dans le temps entre 30 et 60 minutes mais on peut aller plus vite et finalement en avoir fini en 10 minutes. Ce qui sera finalement le cas (j'ai terminé plus de 2 heures en avance en prenant bien mon temps pour me relire et me relire encore). En fait, si certaines questions sont ambigues, la plupart sont extrémement faciles, beaucoup plus simples que les questions de révision du cours. Vous pouvez télécharger ces questions de révision sur le site de G. Claude, l'auteur du cours: http://www.spa-aviation.be/Documents/QCMPPL.ZIP

Arrivent les parties météo et techniques de vol. En météo, je reste un peu planté car il y a beaucoup de questions sur les fronts chauds, froids, et toute la partie prévision que je n'ai toujours pas bien comprise... De plus, la partie météo était planifiée après la pause repas mais comme j'allais trop vite dans les QCM, elle a automatiquement été avancée en fin de matinée: autant pour moi qui espérais utiliser cette pause pour revoir la météo :-(

Donc, je suis persuadé d'avoir raté complétement la partie météo et être très limite dans techniques de vol. Mon côté pessismiste... Par conséquent, je me dis comme j'ai raté de toutes façons météo, inutile de rater exprès communication pour avoir mes deux ans.

Pour vous donner une idée de certaines questions:
  1. vous volez entre A et B (distance 340 km) à une vitesse de 200 km/h, combien de temps vous faut-il? 1 heure 7 minutes ou 1 heure 42 minutes?
  2. qu'est-il inutile d'avoir pour pouvoir faire du taxi (c-à-d conduire l'avion au sol entre le hangar et la piste): réponse le permis de conduire B
  3. trois fois la même question (!): quelle est l'utilité des flaps? réponse diminuer la distance au décollage
  4. question abscone: quelle est la cause du plus gros vortex? une des réponses était avion dirty ou avion clean (je suppose que ce dernier est une mauvaise traduction de 'lisse' = sans flaps)
  5. question inutile: de quoi parle le chapitre VI de l'annexe C de la convention de l'aviation civile? (je n'en sais toujours rien!)

Arrive la fin de l'examen et je fonce sur le PC kiosque afin de visualiser et imprimer mes résulats en étant persuadé d'avoir raté météo et d'être limite pour la partie techniques de vol. En fait, j'ai plus de 75% dans toutes les matières.

J'ai donc réussi l'examen mais raté la grande stratégie pour manque de confiance en soi...

Enfin, content malgré tout :-)